La gestion de la couleur

Le codage des couleurs en informatique englobe les conventions qui permettent aux périphériques informatiques d'afficher ou d'imprimer des images en couleurs, contrairement à celles en noir et blanc. Il se base sur la synthèse additive trichrome des couleurs.

À l'échelle du périphérique, toute image demeure matricielle. Chaque pixel est défini par un triplet de valeurs (rouge, vert, bleu). Les fichiers peuvent enregistrer ces données soit sous forme d'un tableau de valeurs, potentiellement compressé, soit sous forme vectorielle, constituée d'instructions pour reconstruire une image matricielle. Les utilisateurs peuvent également définir les couleurs via des paramètres dérivés comme la teinte, la saturation ou la luminosité dans les logiciels d'édition d'images.

Une question essentielle se pose : quelle quantité d'information est nécessaire pour afficher la couleur ? Dans les conditions optimales, quelques dizaines de niveaux de gris peuvent être distingués. Un codage sur un octet permet 256 niveaux ; cette option est pratique car plusieurs écarts d'un seul point peuvent produire visuellement des gris différents. Une demi-octet ne donnerait que 16 nuances, ce qui est insuffisant ; un nombre de bits intermédiaire entre 4 et 8 complique toutes les opérations.

Ces mêmes raisons s'appliquent à chaque canal de couleur primaire (rouge, vert, bleu), justifiant l'attribution d'un octet à chacun. Un octet pour chaque canal offre plus de 16 millions de codes couleur.

Une estimation approximative des capacités de discernement des couleurs situe environ entre 15 000 et 20 000 nuances identifiables ; en se basant sur le seuil de discrimination des couleurs, les meilleures conditions d'observation permettent d'atteindre environ un demi-million de couleurs1. Parmi celles-ci, certaines se trouvent en dehors des capacités des écrans et des imprimantes. Toutefois, la gradation du seuil de discrimination, exprimée en grandeur des composantes (rouge, vert, bleu), n'est pas uniformément répartie parmi les couleurs. Ainsi, diviser l'étendue des valeurs par le nombre de couleurs discernables ne serait pas approprié. Par ailleurs, entre le codage et l'affichage, les valeurs représentant la couleur seront multipliées par divers coefficients pour garantir que le blanc du code produit du blanc et que les nuances de gris sont neutres et correctement réparties. Ces ajustements de contraste et de gamma s'opèrent en arrière-plan, soit dans l'ordinateur, soit dans le périphérique.

En codant plus de trente fois le nombre de couleurs que l'œil peut distinguer, on s'assure néanmoins d'avoir suffisamment d'informations. Ainsi, deux codes qui ne diffèrent que de 1 ou 2 sur les 256 valeurs possibles de chaque canal donneront une couleur parfaitement indiscernable.

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